Procès Gbagbo/Blé Goudé/CPI

Crise postélectorale ivoirienne : La lutte armée « ne méritait pas d’être menée », selon le Général Mangou

L’ex-chef d’état-major de l’armée ivoirienne, le général Philipe Mangou

Photo d'archive

L’ex-chef d’état-major de l’armée ivoirienne, le général Philipe Mangou a affirmé lundi, avoir dit à l’ex-président, Laurent Gbagbo, que « le combat armé contre les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), lors de la crise post-électorale de 2011 « ne méritait pas d’être mené », parce que « les troupes n’avaient reçu aucune mission ».

« Après que le président Laurent Gbagbo et moi avions évoqué sa démission et qu’il a refusé, je lui ai fait savoir que le combat (armée) ne méritait pas d’être mené », parce que nous n’avons reçu « aucune mission », a indiqué le général Mangou au 5e jour de son audition à la Cour pénale internationale (CPI).

A la suite de son échange avec M. Gbagbo, l’ex-chef d’Etat-major dit a avoir « reçu un coup de fil » de l’ancien commandant de la garde républicaine (GR), le général Dogbo Blé lui notifiant qu’il « allait envoyer 50 hommes avec des armes de guerre, dont des BM-21 (orgues de Staline) » pour continuer la lutte.

« J’ai refusé », a dit le général Mangou rétorquant à son interlocuteur qu’il n’avait « aucune instruction à recevoir de lui ».

Chef d’état-major de l’armée ivoirienne de 2004 à 2011, le général Philippe Mangou comparait en tant que témoin du bureau du procureur dans le procès conjoint de l’ex-président, Laurent Gbagbo et de l’ancien leader des jeunes patriotes, Charles Blé Goudé jugés pour « crimes contre l’humanité » commis pendant la crise post-électorale (octobre 2010-avril 2011) qui a fait au moins 3.000 morts.

SGN/ ALERTE INFO

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