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L’Afrique francophone mal classée au niveau des universités

Le classement académique des universités mondiales révèle que l’Afrique francophone est mal classée au niveau des universités

Photo : AIP

Abidjan, 26 sept – Comme c’est le cas tous les ans, le ShanghaiRanking Consulting Ltd a publié au mois d’août dernier son édition 2017 de l’Académic Ranking of World Universities (ARWU), le classement académique des universités mondiales, révèle le site d’informations scientifiques, SciDev.Net, qui souligne que l’Afrique francophone est mal classée au niveau des universités.

Comme à l’accoutumée, les premières places du classement reviennent à des institutions américaines et, dans une moindre mesure, britanniques. Ainsi, le podium 2017 est occupé par les universités de Harvard et de Stanford aux États-Unis et par celle de Cambridge au Royaume-Uni. Sur les 800 établissements classés cette année, les États-Unis viennent largement en tête avec 135 institutions, suivis de la Chine (57), et du Royaume-Uni (38).

En revanche, seules six universités africaines figurent dans ce classement, en l’occurrence cinq d’Afrique du Sud et une d’Egypte, avec la première place du continent pour l’université de Witwatersrand en Afrique du Sud. C’est dire si l’Afrique francophone continue d’être absente de ce palmarès qui est actuellement l’un des plus célèbres du monde en la matière.

Pour comprendre cette faible représentation de l’Afrique, SciDev.Net a pris attache avec Xuejun (Snow) Wang, le directeur du classement chez ShanghaiRanking Consultancy Ltd. « La performance des universités dans nos classements est évaluée en examinant les indicateurs objectifs que nous utilisons. Parmi eux, il y a le nombre d’anciens élèves et le personnel qui ont remporté les prix Nobel et les médailles Fields, le nombre de chercheurs hautement cités choisis par Clarivate Analytics, le nombre d’articles publiés dans les revues Nature et Science, le nombre d’articles indexés dans Science Citation Index, et la performance par habitant d’une université », fait-il savoir.

« La concurrence est intense. Les universités africaines qui ne sont pas encore arrivées au top 800 ne sont pas encore assez performantes dans les six indicateurs qui permettent d’établir ce classement », ajoute-t-il.

Au passage, il indique qu’il existe de nombreuses stratégies bien reconnues que les universités utilisent pour améliorer leur production de  recherche. « Un exemple peut être de renforcer la collaboration internationale. A mesure que les capacités de recherche d’une université augmentent, sa performance le reflètera dans le classement », conclut-il.

amak/fmo/ AIP

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