Coût de la vie

Une présidente de coopératives souhaite l’homologation des prix des produits vivriers

Mme Jeanne Coulibaly, épouse Sékongo, lors d’un atelier de consultation sur l’introduction des TIC dans la production agricole en milieu rural, le jeudi 21 septembre 2017, à Korhogo.

Photo : AIP

Korhogo, 24 sept (AIP) – Mme Jeanne Coulibaly, épouse Sékongo, présidente du conseil d’Administration d’une union de coopératives de production et de commercialisation de produits vivriers souhaite que les prix soient homologués dans ce secteur, à l’instar de ce qui se fait pour le café-cacao, l’anacarde ou le coton.

« On demande à l’État d’organiser le secteur et de donner un prix compétitif aux producteurs de vivriers », a-t-elle plaidé jeudi, au cours d’un atelier de consultation sur l’introduction des TIC dans la production agricole en milieu rural, tenu à Korhogo.

Selon Mme Coulibaly, tous les moyens et stratégies déployés pour améliorer les rendements des surfaces de céréales, de vivriers et de maraichers ne profiteront vraiment aux paysans que lorsqu’ils pourront vendre leur production au « bon » prix.

« Je tourne dans beaucoup de régions et je prends l’exemple du Niger, du Mali et du Burkina. Là-bas, tous les prix sont homologués, et l’État y veille, de sorte qu’aucun acheteur ne peut fixer le prix qu’il veut à un paysan », a-t-elle poursuivi.

Pour cette PCA d’une union de 36 coopératives du secteur vivrier, demander à de « pauvres paysans » de refuser de vendre et d’attendre un meilleur prix ne saurait être une bonne approche du problème. « Que fait-il alors si aucun autre acheteur ne vient lui proposer un meilleur prix ? »,  s’est-elle interrogée.

kaem/fmo/AIP

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