Kenya

Appel à la protection des membres de la Cour suprême

Human Rights Watch (HRW) a appelé mercredi la police à assurer la sécurité du personnel judiciaire après une mise en garde du président de la Cour suprême

Photo d'archive

APA-Nairobi (Kenya) – Human Rights Watch (HRW) a appelé mercredi la police à assurer la sécurité du personnel judiciaire après une mise en garde du président de la Cour suprême, suite à des manifestations et menaces visant l’instance judiciaire.

Mardi, David Maraga a révélé que l’inspecteur général de la police, Joseph Boinnet, avait refusé sa demande de renforcer sa sécurité. Puis, il a averti que, si quelque chose arrivait aux juges ou aux membres de leur famille, ceux qui attaquent le pouvoir judiciaire en seront tenus responsables.

« La rhétorique hostile et l’escalade des tensions au Kenya avant la décision finale de la Cour suprême d’aujourd’hui sur l’annulation de l’élection présidentielle du 8 août sont une source de préoccupation grave », a déclaré Otsieno Namwaya, chercheur chez HRW.

« Avec des manifestations en cours, la police devrait prendre des mesures immédiates pour prévenir la violence et répondre de manière urgente à la demande du président de la Cour suprême de protéger les membres de la magistrature », a ajouté M. Namwaya.

Pour sa part, l’inspecteur de la police avait aussitôt réfuté les accusations de Maraga, soulignant qu’elles ne sont pas vraies et que tous les juges ont des gardes du corps de la police qui les protègent ainsi que leurs résidences.

Quoiqu’il en soit, Maraga a condamné la manifestation organisée mardi devant la Cour suprême par les partisans du président Uhuru Kenyatta pour obtenir la démission de deux membres de l’instance judiciaire qui auraient conspiré pour annuler la victoire électorale de Kenyatta.

La sécurité a été renforcée aux alentours de la Cour suprême, au moment où les juges doivent donner leurs explications détaillées sur l’annulation de la présidentielle.

JK/abj/lb/cat/APA

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