Café et Cacao

L’économie cacaoyère durable au menu d’une réunion internationale à Abidjan

Les cours du cacao ont connu une chute de 40% sur le marché mondial depuis début 2017.

Photo : APA

APA-Abidjan (Côte d’Ivoire) – La 96ème session du Conseil international de cacao couplée avec la réunion annuelle conjointe de l’organisation internationale du cacao-Union européenne et ACP se tient depuis lundi à Abidjan avec au menu l’économie cacaoyère durable, a constaté APA, mardi, dans la capitale économique ivoirienne.

La  deuxième journée de cette rencontre a été consacrée à l’économie  cacaoyère mondiale  qui est éprouvée depuis quelques années. Les travaux  permettront de rédiger et d’adopter un agenda  pour une économie  cacaoyère durable, amis également d’élaborer un plan d’action  stratégique mondiale avec des mesures spécifiques.

La Côte  d’Ivoire  premier producteur mondial du cacao avec plus de 2 millions de  tonnes devant le Ghana attend avec beaucoup d’intérêt les décisions et  recommandations qui sortiront de ces travaux qui prennent fin vendredi.

Les   cours du cacao ont connu une chute de 40% sur le marché mondial depuis   début 2017. Cette situation est due à une surproduction et à une   consommation moindre que celle attendue. La Côte d’Ivoire, pays leader,   devrait atteindre une production record de 2,01 millions de tonnes  pour  la campagne en cours.

Le  siège de  l’Organisation internationale du cacao (Icco) a été délocalisé de Londres à Abidjan depuis janvier  2017.  L’organisation a tenue en avril la première réunion annuelle. Au  cours  de cette deuxième rencontre, les membres comptent réviser l’accord   international de 2010 sur le cacao.

En   vue de profiler le texte, le Groupe de travail sur la révision de   l’Accord international sur le cacao de 2010 s’était réuni les 17 et 18   juillet à Bruxelles au secrétariat du Groupe des États d’Afrique, des   Caraïbes et du Pacifique pour discuter sur les réglementations de   l’organisation.

«Les  discussions ont  abouti au constat que ledit accord comporte des failles  qui ne lui  permettent plus de répondre idéalement aux enjeux auxquels  fait  actuellement face le secteur cacaoyer mondial », mentionne une note  de  l’Icco.

Deux  hypothèses ont été  envisagées, notamment le maintien en vigueur  l’Accord international sur  le cacao de 2010, mais en corrigeant  certaines dispositions  conformément à son article 63, pour en améliorer  la pertinence ou en  débutant le processus de renégociation d’un nouvel  accord.

Les   recommandations des membres devront être soumises au Comité   administratif et financier, avant la décision finale qui devra être   prise par le Conseil international du cacao.

MC/ls/APA

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