Environnement

La Côte d’Ivoire veut poursuivre ses efforts pour l’élimination des substances appauvrissant la couche d’ozone

Visite de stands des officielles lors de la célébration la journée internationale de la protection de la couche d’ozone à Abidjan

Photo : AIP

Abidjan, 18 sept (AIP)- La Côte d’Ivoire est résolument engagée à poursuivre ses efforts pour l’élimination des substances appauvrissant la couche d’ozone restante, a annoncé lundi à Abidjan, le conseiller technique au ministère de la Salubrité, de l’Environnement et du Développement durable, Kamelan Omer.

Représentant la ministre Anne Désirée Ouloto à la cérémonie officielle de célébration de la Journée internationale de la protection de la couche d’ozone, il a expliqué que plus de 99% des substances appauvrissant la couche d’ozone sont déjà éliminées et le trou dans la couche d’ozone a diminué d’une superficie équivalente à celle de l’Inde, « empêchant ainsi des dommages massifs à la santé humaine ».

M. Kamelan a indiqué que des recherches scientifiques précisent que jusqu’à 20 millions de cas de cancer de la peau et de la cataracte sont évités tous les ans grâce à ses efforts soutenus. « Les résultats très satisfaisants obtenus dans le monde en application du protocole de Montréal doivent non seulement être maintenus et entretenus mais il importe de poursuivre les efforts pour l’élimination des substances restantes », a-t-il exhorté.

Pour M. Kamelan, « si cette couche venait à disparaître, les rayons ultraviolets du soleil stériliseraient la surface de la terre anéantissant toute vie présente et future ».

Il s’est félicité que les 197 pays de la communauté internationale, sous le couvert de l’ONU Environnement, aient adopté en 1987 le Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la Couche d’ozone pour apporter une solution adaptée et efficace face à ce qui pourrait être considéré comme une catastrophe humanitaire.

Le Coordonnateur national de la Couche d’ozone, N’Guessan N’Cho, a expliqué que la couche d’ozone est celle qui s’étend dans la partie de l’atmosphère qu’on appelle la stratosphère, située du 11ème au 50ème kilomètre au-dessus de notre tête. « Si cette couche n’existait pas la vie sur terre n’existerait pas. C’est à dire que c’est elle qui nous protège contre les rayons ultra-violets du soleil qui sont nocifs », a-t-il indiqué.

Il a ajouté que cette couche forme un écran entre la vie sur terre et les rayons ultra-violets. « Elle connaît une certaine détérioration à travers laquelle les rayons ultra-violets parviennent jusqu’à la terre et créent des conséquences sur la santé humaine, notamment la cataracte, le cancer de la peau », a expliqué M. N’Guessan.

Pour lui, la bataille actuelle pour préserver la couche d’ozone des substances qui l’appauvrisse  consiste à éliminer les hydrochlorofluorocarbones ou fréon 22 utilisés dans l’alimentation des centrales de climatisation et des entrepôts frigorifiques, ainsi que l’élimination des hydrofluorocarbones, principaux gaz utilisés dans la production du froid.

La Journée internationale de la protection de la couche d’ozone est célébrée chaque année le 16 septembre. Cette année, elle est célébrée sur le thème « Prendre soin de toute forme de vie sous le soleil ».

gak/cmas/AIP

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