Afrique

Les pharmaciens pour une législation plus forte contre le trafic illicite des médicaments

Commissaire générale du Salon d’affaires, de compétences et d’intelligences destiné aux acteurs du secteur pharmaceutique, Dr Linda Kaboré

Photo : DR

APA-Abidjan (Côte d’Ivoire) – Dr Linda Kaboré, Commissaire générale du Salon d’affaires, de compétences et d’intelligences destiné aux acteurs du secteur pharmaceutique a appelé, jeudi, à la mise en place d’une législation plus forte contre le trafic illicite des médicaments dans les pays africains, un phénomène grandissant qui affecte l’économie de l’industrie pharmaceutique.

Ce Salon destiné aux acteurs du secteur pharmaceutique, parapharmaceutique, cosmétique, médecine et de la médecine traditionnelle  attend du 9 au 12 octobre, plus de 5000 visiteurs à Abidjan avec 200 stands sur une surface d’exposition de 2500 m2.

Selon Dr Kaboré, ce Salon dénommé ‘’Pharmafrica Expo 2017’’ va informer sur les dernières avancées pharmaceutiques, favoriser le lancement de produits, promouvoir les innovations et les dernières technologies auprès de décideurs clés.

Répondant à la question liée au taux élevé de trafic de médicaments en Afrique, elle a été ferme. ‘‘Le trafic des médicaments est en train de prendre le dessus sur le trafic de drogue en Côte d’Ivoire. (…) il faut une législation plus forte’’, a-t-elle lancé.

‘’Les trafiquants de drogue maintenant se tournent vers le trafic des médicaments parce que il n’y a pas de pénalité en matière de trafic de médicaments réellement.  Peut-être la personne va aller pour un ou deux  ans mais ce n’est pas aussi fort que le trafic de drogue. Donc  ils ont échangé,  ils préfèrent faire le trafic de médicaments pour passer moins de temps en prison’’ a expliqué Dr Kaboré.

Il va falloir ‘’qu’on trouve une solution, que chaque pays donne son espérance pour trouver la meilleure formule pour lutter contre ce phénomène’’, a-t-elle conclu.

MC/ls/APA

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