Kenya

La commission électorale du Kenya invitée à des reformes avant la reprise du scrutin présidentiel

La mission d’observation électorale de l’Union européenne (UE) au Kenya a appelé jeudi la Commission électorale indépendante à apporter des réformes à ses processus électoraux avant la reprise de la présidentielle

Photo d'archive

APA-Nairobi (Kenya) – La mission d’observation électorale de l’Union européenne (UE) au Kenya a appelé jeudi la Commission électorale indépendante (IEBC) à apporter des réformes à ses processus électoraux avant la reprise de la présidentielle prévue le 17 octobre.

L’observateur en chef de la Mission d’observation électorale de l’UE au Kenya, Marietje Schaake, a suggéré que le corps électoral élabore et communique des procédures plus détaillées pour le décompte, la transmission et la transparence des résultats.

La mission a ajouté que des tests de procédures et de la technologie, ainsi que des améliorations au niveau du logiciel de transmission de résultats et à la couverture du réseau étaient nécessaires.

Il a également appelé les agents des partis et les médias à passer en revue de manière exhaustive les centres de décompte installés dans les circonscriptions électorales.

« La reprise du scrutin offre au Kenya une grande opportunité de créer une démocratie et une règle de droit plus solides. Mais ce processus n’est pas automatique, il nécessite beaucoup de travail et la reconstruction de la confiance. Les réformes recommandées devraient aider l’IEBC et d’autres personnes à ramener la confiance des Kenyans lors de leurs élections », a déclaré Mme Schaake.

« Il est essentiel que les gens se réunissent et travaillent ensemble dans l’intérêt de tous les Kenyans et le respect de la Constitution. Notre mission d’observation électorale poursuivra également ses travaux d’observation impartiaux et indépendants, pendant la reprise du vote », a ajouté Schaake.

Elle a en outre appelé à des poursuites contre le personnel de l’IEBC qui a vicié les élections du 8 août dernier.

« Nous croyons également que les organes d’investigation devraient être consciencieux et prompts à enquêter sur les infractions électorales pour que les responsables à tous les niveaux répondent de leurs actes », a-t-elle poursuivi.

La mission a en outre souligné la nécessité pour le président Uhuru Kenyatta du parti du Jubilee et le chef de l’opposition, Raila Odinga, le porte-drapeau de la Super Alliance nationale (NASA) de ne pas s’immiscer dans le travail du pouvoir judiciaire et l’IEBC.

Depuis l’élection, la NASA et le Jubilee ne cessent de s’attaquer à la fois l’IEBC et le pouvoir judiciaire. Les dirigeants de la NASA ont qualifié l’IEBC de structure « contrôlée par les criminels ».

Juste après la décision de la Cour suprême d’annuler la présidentielle, le président Kenyatta a qualifié les juges « d’escrocs », déclarant : « J’ai toujours dit qu’il y avait un problème avec notre
système judiciaire même si nous le respectons. Mais nous y reviendrons ».

La Cour suprême, qui devrait présenter son jugement détaillé la semaine prochaine, a ordonné la tenue de nouvelles élections après avoir invalidé la présidentielle du 8 août, qui selon elle n’était ni libre ni équitable.

JK/afm/fss/od/APA

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