Abidjan

La Tabaski 2017 dans l’intimité d’un cadre musulman (Feature)

Touré Kassoum, cadre du Trésor, fidèle musulman, lors de la prière de la Tabaski 2017 à la Mosquée Mont Arafat de la Riviera Bonoumin

Photo : AIP

Abidjan (AIP) – Cadre de l’administration du Trésor public ivoirien, Touré Kassoum, est un fidèle musulman pratiquant depuis son jeune âge. Il a vécu une kyrielle de fêtes de Tabaski. Mais comme chaque fête a sa particularité, ce musulman pieux a remis le couvert cette année aussi.

Jeudi 31 août 2017, veille de l’Aïd El Kébir, il est midi lorsque l’équipe de reportage de l’AIP rejoint Touré Kasssoum à son bureau, au troisième étage d’une des tours de la Cité financière au Plateau. L’homme s’apprêtait à aller acheter son mouton qu’il va offrir le lendemain (vendredi 1er septembre, jour de la Tabaski) à Allah, en mémoire au geste immuable accompli par Abraham.

A la question de savoir quel sens ce haut cadre du pays donne-t-il à la fête du mouton, Touré Kassoum a cette réponse: « La fête de l’Aïd El Kébir, communément appelé la Tabaski, est une fête de reconnaissance à Allah. » Il poursuit: « c’est la commémoration de façon symbolique de l’acte courageux et très pieux posé par Abraham qui, à l’appel de son Dieu, n’a pas hésité à lui sacrifier son fils unique, remplacé par un mouton par Dieu. En mémoire de ce geste de haute portée religieuse posée par Abraham, tous les croyants musulmans sacrifient un mouton pour marquer ce symbole de soumission et de reconnaissance à Dieu. »

Pour M. Kasoum, à l’occasion de cette fête, il aimerait que les Ivoiriens comprennent que l’Islam est une religion de paix, de tolérance et de solidarité. Il souhaite de ce fait que l’on comprenne que c’est une religion de réjouissance et de reconnaissance au tout puissant.

Des vœux pieux

L’homme de Dieu a émis des vœux de paix à tous les Ivoiriens, mais surtout des vœux de paix, de réussite, de longévité et de bonne santé au président de la République, M. Alassane Ouattara, qui est lui-même un fervent musulman. Puis, ses vœux sont allés aussi à l’endroit de tous les non musulmans du pays, car a-t-il affirmé, « eux et nous formons le peuple de la mère patrie, la Côte d’Ivoire et c’est bien là la tolérance et la beauté de cette religion. »

Ce haut cadre du pays a enfin appelé, à l’occasion, tous les Ivoiriens à œuvrer pour la réconciliation vraie, la fraternité et la solidarité autour du chef de l’État qui, il faut le reconnaître, a apporté une grande stabilité sociale et un équilibre entre toutes les religions, signe de la tolérance prônée par l’Islam a-t-il affirmé.

Cap sur le marché de mouton d’Adjamé – Williamsville

Après cette sortie sur le sens de la Tabaski, le religieux s’engouffre dans sa voiture de service, direction le marché de moutons d’Adjamé – Williamsville qui l’accueille. Très vite, Touré Kassoum entame le marchandage et les négociations avec un groupe de vendeurs, ayant repéré dans leur enclot une bête bien dodue. Il s’accorde avec eux sur le prix de son mouton et quelques instants plus tard, la bête est embarquée dans sa voiture. Le croyant reprend la direction de la maison située dans le quartier chic de la Riviera.

La prière suivie d’un repas partagé

Vendredi (1er septembre 2017), le jour J, la Tabaski! Une fête très importante pour tout fidèle musulman. Touré Kassoum et les siens se rendent à la prière à la mosquée Mont Arafat de la Riviera Bonoumin où l’imam Arna Konaté dirige la prière, avant l’immolation du mouton. Au terme du culte musulman, le fervent croyant souligne que l’imam Konaté a parlé de solidarité et d’union entre tous les fidèles musulmans, deux vocables qui riment avec le vivre ensemble cher au président de la République, Alassane Ouattara. Vivre ensemble qui appelle tous les ivoiriens, musulmans et non musulmans, à vivre en paix dans la sérénité.

Par la suite, Touré Kassoum regagne son domicile où il aide à immoler le mouton. S’en suivent, quelques heures plus tard, le partage du repas avec une trentaine d’invités, parents et amis des Touré, dans la convivialité et le recueillement. Touré Kassoum peut alors dire merci à Dieu de lui avoir donné la chance de célébrer la Tabaski 2017, en attendant l’année prochaine.

Reportage : Joseph Agness ABOUO, journaliste au service des Réseaux sociaux de l’Agence./AIP

 

 

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