Santé

SOS pour le centre Mié-N’Gou de rééducation fonctionnelle de Yamoussoukro

Le centre Mié-N’Gou, souffre depuis un certain temps de son état de vétusté et du manque de matériel médical pour faire face convenablement aux soins de ses pensionnaires

Photo : AIP

Yamoussoukro, 26 août (AIP) -Le centre Mié-N’Gou de rééducation fonctionnelle de personnes handicapées de Yamoussoukro, souffre depuis un certain temps de son état de vétusté et du manque de matériel médical pour faire face convenablement aux soins de ses pensionnaires, a constaté vendredi l’AIP.

Les salles de soins sont délabrées, les appareils offerts depuis par l’ambassade du Canada sont devenus vétustes et tous les bâtiments connaissent un problème d’étanchéité. « En saison pluvieuse, nous sommes obligés de déplacer les appareils », a confié l’assistance de la directrice du centre Marie-Lydie Koutouan.

Créé par feu le président Felix Houphouët-Boigny, le centre « Mié-N’Kou » qui signifie en langue locale baoulé « un autre moi, mon double, mon alter-ego », ou tout simplement mon prochain, est devenu à l’usage dans le langage courant « Mié-N’Gou ».

Le centre  Mié-N’Gou a servi depuis sa création en 1978, jusqu’en 1998, de lieu d’accueil pour les populations les plus démunies aveugles, mendiants et handicapés de la localité qui étaient pris en charge par le président Houphouët-Boigny.

Depuis 2000, la direction de ce centre a été confiée aux religieuses de la congrégation notre dame de la paix. De 2002 à 2007, au plus fort de la crise militaro-politique survenue en Côte d’Ivoire, le centre a accueilli près de 9 965 personnes déplacées venues de diverses régions du pays dépassant ainsi, sa capacité réelle d’accueil de 250 places dont 18 chambres individuelles, le reste servant de dortoir ou de salles polyvalentes, selon les circonstances et les besoins.

« Le passage des déplacés a contribué à la dégradation des lieux », a déclaré Marie-Lydie Koutouan, qui a ajouté que le dortoir pour enfants reste fermé faute de moyens, notamment de lits et de nourriture. Elle explique que la majorité des parents qui arrivent avec leurs enfants sont des démunis. Et le centre seul, sans moyens ni subvention, ne peut continuer à héberger et nourrir les malades.

Madame Kouatouan a indiqué que de 2007, à ce jour, le centre que dirige la sœur Joséphine Agnès de la congrégation notre dame de la paix, reçoit au quotidien les personnes atteintes d’accident vasculaire cérébral (AVC), de traumatisme, des accidentés, des handicapés moteurs, physiques enfants et adultes, et enfants atteints d’infirmité motrice cérébrale (IMC).

Ces malades sont; a-t-elle dit, à la charge du personnel au nombre de neuf qui travaillent de façon bénévole, les parents n’ayant pas les moyens de faire face aux frais des soins. « Notre joie, c’est de réussir à donner forme par des mouvements aux personnes qui présentent un handicap », a fait savoir l’assistant Kinésithérapeute Kobénan Yao, un des trois Kinés auxquels s’est ajouté le doyen Kouadio Niamké, un kinésithérapeute à la retraite et qui a décidé de venir prêter main forte aux trois autres du centre.

« La bonne volonté et les vœux pieux à eux seuls, ne suffisent plus à accueillir dans de conditions acceptables les patients dont la demande ne cesse de croître », a fait remarquer l’assistance du centre Mié-N’Gou, Marie-Lydie Koutouan.

« Aujourd’hui, le centre a besoin de beaucoup de choses. De réhabilitation, des appareils de rééducation, du matériel biométrique, des équipements nouveaux, d’une cantine, et de la prise en charge des soins des enfants », a énuméré comme doléances Marie Lydie Kouatoua.

Elle a également plaidé pour la création d’une salle de rééducation spécialisée pour enfants. Ce, pour éviter de mettre dans la même salle, les enfants et les adultes obligés de se voir souffrir. « Et cela fait peur aux enfants », a ajouté Madame Koutouan du centre Mié-N’Gou.

L’assistante Marie-Lydie Koutouan a fait remarquer que l’on ne choisit pas d’être malade. Et tous sommes des potentielles malades qui pouvons avoir besoin des services du centre qui lui est également au service de tous.

La représente de la Sœur Joséphine Agnès sollicite l’aide des autorités et de personnes de bonnes volontés pour le bien-être des personnes vulnérables qui n’aspirent qu’à une chose, à savoir recouvrer leur autonomie, d’abord physique et ensuite sociale.

nam/fmo/AIP

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