Economie

Le Trésor public entend mettre fin aux paiements injustifiés

Photo de famille après la rencontre de Bondoukou.

Photo : AIP

Abidjan, 23 août – Le Trésor public a achevé mardi à la préfecture de Bondoukou, sa tournée de sensibilisation à l’intérieur du pays visant à mettre fin aux paiements injustifiés consécutifs aux recettes de trop perçus résultant des sommes indûment mandatées au profit des fonctionnaires et agents de l’État.

L’Agence comptable des créances contentieuses (ACCC) qui a pour mission de recouvrer les recettes non fiscales dont les trop perçus sur salaire et accessoires de solde a sillonné respectivement les régions du Haut Sassandra (Centre-Ouest), du Kabadougou (Nord-Ouest), du Gbêkê (Centre) et du Poro (Nord) avant de clore sa tournée dans le Gontougo (Nord-Est).

A l’occasion, les différents intervenants ont présenté aux divers acteurs l’impact négatif des sommes indûment mandatées sur la trésorerie de L’État avant de sensibiliser les fonctionnaires à signaler à la Fonction publique d’éventuelles erreurs (date de naissance, date de première prise de service, emploi) sur leur situation administrative via l’espace fonctionnaire, en vue de la mise à jour.

Les chefs d’unités administratives ont également été sensibilisés sur la nécessité de procéder à des contrôles inopinés réguliers au sein des services de leurs zones de compétences.

Dans une communication portant sur « La problématique des mandatements : les trop perçus sur salaire des fonctionnaires et agents de L’État »,  le chef de service recouvrement des créances issues des opérations de L’État à l’ACCC, Mme Zekalo Suih Eman, a indiqué qu’il est nécessaire de réfléchir sur les sources des mandatements indus afin de permettre à l’État de consacrer sa trésorerie à la juste et bonne dépense.

« L’implication des gestionnaires des ressources humaines de L’État au terme de cette campagne permettra, nous osons l’espérer, de réduire de façon substantielle le nombre des mandatements indus. Cette réduction permettra, dans une certaine mesure, de maîtriser la masse salariale et partant, d’assainir le budget de L’État », a exhorté Mme Zekalo.

Ces recettes de trop perçus résultent des sommes indument mandatées au profit des fonctionnaires et agents de L’État  en position  ou situation administrative n’ouvrant pas droit à la rémunération. De plus en plus les trop-perçus occasionnent des pertes considérables sur la trésorerie de L’État.  Pour pallier cette situation, il a été mis en place un Comité interministériel de réduction des mandatements indus (CIREMI), rappelle-t-on.

kkf/cmas/ AIP

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