Société

Occupations illicites de sites diamantifères : un accord trouvé entre la SODEMI et les acteurs de Bobi (Séguéla)

Une accolade entre le directeur général de la SODEMI et les acteurs locaux de la filière diamant pour sceller l’accord.

Séguéla, 23 août (AIP) – Les troubles à l’ordre public occasionnés par les occupations illicites des sites diamantifères de ‘’Gendarme camp’’ et de ‘’Toubabouko’’, dans les sous-préfectures de Bobi et de Diarabana, à Séguéla (Centre-ouest, région du Worodougou), ont trouvé un dénouement heureux à l’issue d’une rencontre, mercredi, entre le directeur général de la Société pour le développement minier de la Côte d’Ivoire (SODEMI), Kadio Kouamé, et les acteurs locaux de la filière diamant.

Désormais, si un site kimberlitique est trouvé, il sera exploité à titre expérimental, avec l’implication de la SODEMI pour le produit, et il sera vendu aux bureaux locaux d’achat quand les Sociétés coopératives (SCOOP) auront droit aux 12% prévus légalement, a proposé, sur la base de l’article 20 26 du nouveau code minier ivoirien, le DG de la SODEMI.

En outre, le site exploité ne doit plus excéder 15 mètres de profondeur.

Les présidents des 15 sociétés coopératives, par la voix de leurs collègues de Diarabana et de Bobi, respectivement Ségbé Fofana et Koné Abou, les chefs de village, par l’entremise de Koné Sinaly ainsi que les responsables des bureaux d’achat, par le biais de Ba Ali, ont exprimé leur approbation de cette suggestion qui met fin à la crise.

Des jeunes gens de différents villages avaient envahi, depuis le 16 juillet 2016, les deux sites de la SODEMI qui regorgent de la roche kimberlitique qui, elle, contient indéniablement du diamant, rappelle-t-on.

« Tout est bien qui finit bien », a, pour sa part, conclu le préfet Benjamin Effoli, en attendant l’approbation du ministre de l’Industrie et des Mines conditionnée par l’accord tacite entre les protagonistes sur le terrain.

Il a donc exhorté les uns et les autres au respect de l’engagement pris afin que la paix prévale durablement dans la zone.

Le département de Séguéla regorge, selon des estimations, de 90% du diamant brut en Côte d’Ivoire dont le permis d’exploitation appartient à la SODEMI.

kkp/cmas/AIP

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