Yamoussoukro D.A.

Le MINSEDD demande l’implication des directeurs régionaux dans la gestion des pesticides et déchets associés

Atelier de formation des DR du MINSEDD sur la gestion des pesticides obsolètes et déchets associés

Photo : DR

Yamoussoukro, 18 août -Les directeurs régionaux du ministère de la Salubrité, de l’Environnement et du Développement durable (MINSEDD) ont été invités jeudi, à l’occasion d’un atelier à Yamoussoukro, à s’approprier la gestion des pesticides obsolètes et déchets associés en vue de protéger l’environnement et la santé des populations contre les impacts de produits chimiques.

Le coordonnateur du projet de gestion des pesticides obsolètes et déchets associés en Côte d’Ivoire (PROGERP-CI), Pr  Georges Kouadio du MINSEDD qui présentait le projet, a clarifié le rôle des DR du MINSEDD dans l’opération et souhaité leur implication pour la réussite de l’inventaire national pesticides obsolètes.

« Votre rôle réside dans le fait que dans toutes les concertations, les préoccupations du ministère qui sont celles de protéger l’environnement soient prises en compte. Vous devriez éclairer les préfets dans la prise de décision  et accompagner le ministère de l’Agriculture en charge de l’opération afin que les questions de protection de l’environnement et des utilisateurs soient au cœur des décisions », a précisé Pr Kouadio.

Selon le coordonnateur du PROGEP-CI, les pesticides fabriqués sont pour une cible précise toutefois, le constat est que la crise survenue en Côte d’Ivoire a favorisé le commerce illégal des pesticides non homologués. Aussi, a-t-il  été donné de constater que lorsque les pesticides sont périmés ou non-utilisables, leur stockage ne sont pas fait dans les conditions convenables.

Le projet PROGEP-CI d’une durée de cinq ans est à sa deuxième année et vise à améliorer la gestion des pesticides tout le long de leur cycle de vie. L’objectif  cette année pour le MINSEDD est de faire l’inventaire des pesticides obsolètes et contrefaits, sur l’ensemble du territoire national, d’en connaître la quantité disponible, de prendre des dispositions écologiques rationnelles pour pouvoir les transporter, les stocker et les détruire ainsi que les déchets associés que sont les emballages vides.

Ces emballages constituent, selon Georges Kouadio, une préoccupation majeure vu qu’ils sont utilisés par les paysans comme des récipients alors qui ne se sont pas destinés à être utilisés pour la consommation humaine, a-t-il fait remarquer

« Notre préoccupation sera de contribuer à améliorer la gestion des produits chimiques depuis la production jusqu’à ce que ces pesticides deviennent des déchets, et  que les revendeurs et les utilisateurs comprennent que les pesticides sont certes utiles pour le développement de notre agriculture, mais doivent être utilisés selon les règles qui préservent l’environnement et leur santé en produisant moins de déchets », a insisté le coordonnateur du projet.

nam/fmo/AIP

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