Le porte-parole d’une amicale regroupant des anciens responsables de l’ex-rébellion ivoirienne des Forces nouvelles (FN), Félicien Sekongo, a assuré jeudi que ses compagnons et lui ne sont “guère’’ émus par “les menaces’’ dont ils feraient l’objet au sein du parti présidentiel, lors d’une conférence pour la présentation officielle de l’association.

“Les menaces ne nous émeuvent guère. En général, ceux qui menacent ne peuvent rien’’, a déclaré M. Sekongo, répondant à une question d’un journaliste concernant des menaces qu’auraient proférées le secrétaire général par intérim du Rassemblement des républicains (RDR), Amadou Soumahoro, à l’encontre des anciens responsables des ex-FN.

Dans sa publication du jour, le quotidien Nord-Sud, proche du président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, ancien patron des FN, a accusé le numéro deux du parti présidentiel de brandir des menaces à l’encontre du camp Soro.

“Graves menaces d’Amadou Soumahoro contre Soro et ses proches : Nous allons en découdre avec vous ! Dites merci à Ouattara, c’est lui qui vous protège !’’, a titré Nord-Sud.

De même que la plateforme politique parlementaire baptisée l’Alliance du 3 avril, l’amicale des ex-FN entend sensibiliser pour une réconciliation en Côte d’Ivoire après la crise post-électorale de novembre 2010-avril 2011.

Ancien porte-parole adjoint des FN, Félicien Sekongo a plaidé pour la reprise de la défunte Commission dialogue vérité réconciliation (CDVR) et la réactivation des résolutions du forum de la réconciliation organisé en 2001, soit un an avant  le coup d’Etat manqué contre Laurent Gbagbo qui s’est mué en une rébellion divisant pendant une décennie le pays entre un sud gouvernemental et un nord contrôlé par les FN.

Pour faire aboutir la réconciliation, les cadres des ex-FN se disent prêts à rencontrer M. Gbagbo, en jugement à la Cour pénale internationale (CPI).

“Nous ne trouvons aucun inconvénient à aller voir Laurent Gbagbo. Nous irons le voir s’il l’accepte’’, a déclaré M. Sekongo, selon qui l’ancien président “ne peut pas être en reste quand on parle de réconciliation en Côte d’Ivoire’’.

Pour terminer, il a souligné que la mise sur pied de cette amicale “n’est pas liée à l’élection présidentielle de 2020’’ et ne préfigure pas de la création d’un parti politique.

SKO/ALERTE INFO