Ouangolodougou

Le préfet de Ouangolodougou déplore la fuite des noix de cajou vers les pays limitrophes

Le préfet Yao Kouacou met en garde les acheteurs véreux.

photo: AIP

Ouangolodougou, 08 août- Dans son adresse à ses administrés à l’occasion de la célébration du 57eanniversaire de la Fête nationale, lundi à la place de l’Indépendance, le préfet par intérim du département de Ouangolodougou, Yao Kouacou, a déploré la fuite de la noix de cajou vers les pays limitrophes.

Faisant remarquer une baisse de la production de la noix de cajou au cours de ces deux dernières années dans le département, l’administrateur civil a pointé du doigt la fuite de ce produit vers le Mali et le Burkina Faso comme principale cause de la chute de la production.

« Concernant la noix de cajou, la situation est de plus en plus inquiétante. De 3300 tonnes en 2015 et 1937 tonnes en 2016, la quantité de produit commercialisée est passée cette année en 2017 à 108 tonnes. Cette chute brutale des données n’est pas liée à une baisse de la production mais à une fuite du produit vers les pays voisins», a fait remarquer M. Yao.

Aussi, a-t-il lancé un appel aux producteurs d’anacarde à mettre fin à cette pratique qui ne favorise pas le développement du département.

« C’est l’occasion, pour moi d’interpeller les producteurs, les acheteurs et la jeunesse de mettre fin à cette pratique qui porte atteinte à l’économie nationale. Si nous souhaitons voir l’Etat construire des routes, des hôpitaux, éclairer nos villes et villages, il faut vendre la production en Côte d’Ivoire car c’est à partir des taxes prélevées que l’Etat réalise ces projets », a-t-il dit.

« Si nous voulons voir un jour naître une usine de transformation anacarde dans notre département, comme c’est le cas aujourd’hui pour le coton, nous devrons vendre nos productions en Côte d’Ivoire car c’est au vu des bonnes statistiques de production que l’Etat pourra réaliser cette usine», a ajouté le préfet.

Par ailleurs, il s’est réjoui de la production cotonnière qu’il trouve meilleure cette année par rapport aux précédentes. Il s’est dit confiant de voir cette production augmenter avec la politique du zonage initiée par l’Etat de Côte d’Ivoire au profit des producteurs de coton.

L’anacarde et le coton constituent les deux principales cultures de rente pour les populations du département de Ouangolodougou (Nord).

ck/bsp/cmas/AIP

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