Bouna

La Volta noire, un fleuve générant des activités et revenus aux riverains

Traversée de la Volta noire en pirogue, le 02 août 2017

Photo : AIP

Bouna, 02 août (AIP) – La Volta noire, fleuve du Bounkani servant de frontière naturelle entre la Côte d’Ivoire et le Ghana, est un cours d’eau qui offre de multiples opportunités aux populations vivant sur ses rives en termes d’activités, a constaté l’AIP, mercredi.

Prenant sa source au Burkina Faso, la Volta noire traverse le flanc Est du Bounkani avant de poursuivre sa course sur les terres ghanéennes. Deux localités du Bounkani, Tantama et Vonkoro, sont sur ses bords.

Les populations de ces villages disent bénéficier de la générosité de ce fleuve au courant calme. A Tantama, ce sont des hectares de maraîchers qui sont irrigués au quotidien. De fortes productions de légumes et bien d’autres vivriers en proviennent et alimentent le marché de Bouna, indique-t-on.

A Vonkoro, 35 km de Bouna, certains jeunes piroguiers affirment gagner honnêtement leur vie. Avec leurs pirogues ils font traverser certains passagers qui refusent les services du seul bac dont les nombreuses pannes sont fortement décriées.

« Nous prenons 200 F par personnes et 500 F CFA pour les motos », précise le jeune Zinan, piroguier réputé pour sa célérité dans la traversée du fleuve dont la largeur à cet endroit est estimée à 210 mètres.

La localité de Vonkoro est une zone de forte activité de pêche. « Les poissons que nous pêchons sont achetés par les femmes et envoyés à Bouna ou à Tchache au Ghana », souligne un pêcheur du village qui dit gagner sa vie dans l’exercice de cette activité.

En plus de ces activités génératrices de revenus, la Volta noire constitue une source d’approvisionnement en eau pour les ménages. Les pompes hydrauliques de ces localités en pannes depuis plusieurs années, ce cours d’eau reste l’ultime recours des populations de cette partie du Bounkani.

(AIP)

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