Société

La Côte d’Ivoire mauvais élève en matière du respect du droit à la santé, selon le Midh

La Côte d’Ivoire mauvais élève en matière du respect du droit à la santé, selon le Midh

Photo : DR

Les responsables du Mouvement Ivoirien des Droits Humains (Midh) ont révélé à la presse, mardi 1 juillet 2017 , à leur siège à Abidjan-Angré , 7ème tranche, que la Côte d’Ivoire tarde à tenir ses engagements quant à l’application du droit à la santé, avec seulement 6% du budget de l’État ivoirien est consacré à la santé.

Un taux que l’organisation non gouvernementale invite le gouvernement ivoirien à revoir à la hausse, puisque le pays est signataire de l’accord d’Abuja signé en 2001, qui oblige chaque État de la sous-région à consacrer au moins 15% de son budget à la santé. En plus la Côte d’Ivoire a depuis 1992, ratifié le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (Pidesc). Une convention qui intègre un certain nombre d’obligations tel que la présentation d’un rapport initial sur l’état de la santé dans le pays devant le Codesc (Comité des droits économiques, sociaux et culturels), alors que depuis 23 ans, la Côte d’Ivoire n’a pas rempli cet engagement.

Au-delà de ce que la Côte d’Ivoire ne respecte pas ses accords internationaux sur la santé, le Midh reproche à l’État de ne pas créer les conditions juridiques nécessaires qui permettent à tous les citoyens d’ester en justice s’ils se sentent victimes de violation du droit à la santé. L’organisation en veut pour preuve la Constitution ivoirienne de 2016 en ses articles 9 et 32 qui ne reconnaissent le droit à la santé que comme « des objectifs programmatiques », mais pas comme « des droits humains justiciables ». Elle a aussi pointé le doigt sur le manque criard de médecins. Moins d’un médecin (0,16) pour 1000 habitants.

Pour toutes ces raisons, le Midh, dans son rapport sur la santé, adresse plusieurs recommandations au gouvernement avec en prime la présentation du rapport initial au Comité Desc et le respect de l’engagement d’Abuja qui demande que l’État consacre 15 % de son budget à la santé. Il a souhaité que la Côte d’Ivoire poursuive ses efforts vers une couverture maladie universelle pour tous. « À travers ce rapport, nous voulons contraindre la Côte d’Ivoire à respecter ses propres engagements », dira Maître Coulibaly Brahima, le secrétaire général du Midh. … suite de l’article sur Afrikipresse.fr

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